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Tai chi : principes, bienfaits et formation à cette pratique

Tai chi
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Une expertise collective de l'Inserm établit que la pratique régulière du tai chi réduit de 29 % le nombre de chutes chez les personnes âgées[4].

Qu'est-ce que le tai chi chuan ?

Le tai chi chuan, également orthographié taiji quan ou taijiquan, est un art martial chinois qualifié d'interne, ou neijia[2]. Il se caractérise par des mouvements lents, circulaires et continus, exécutés en coordination avec la respiration.

L'UNESCO le décrit comme une pratique physique traditionnelle fondée sur des mouvements relâchés et circulaires, associés à la régulation du souffle et à la culture d'un esprit droit et neutre[1].

Le taijiquan a été inscrit le 17 décembre 2020 sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité[9]. Cette reconnaissance consacre une pratique souvent réduite en Occident à une simple gymnastique de santé, alors qu'elle conserve une dimension martiale et philosophique.

Les origines et les grands styles

La discipline est née au milieu du XVIIe siècle dans le comté de Wenxian, province du Henan, en Chine centrale[1].

De Chen Wangting aux quatre grandes familles

La formalisation de l'art est attribuée à Chen Wangting, officier militaire retiré du service, qui combine techniques de combat et exercices destinés à la santé et à la longévité[8]. La pratique reste longtemps confinée au village de Chenjiagou, berceau de la famille Chen.

La diffusion s'amorce au XIXe siècle avec Yang Luchan (1799-1872), qui apprend le style Chen à Chenjiagou auprès de Chen Changxing avant de fonder son propre style[2]. Le style Yang est aujourd'hui le plus pratiqué dans le monde.

Quatre grandes familles structurent la discipline : Chen, Yang, Wu et Sun[3]. Elles partagent les mêmes principes fondamentaux mais se distinguent par l'amplitude des postures, le rythme et la présence ou non de mouvements explosifs.

Une théorisation tardive

Fait notable, le tai chi chuan n'a été formellement théorisé qu'au début du XXe siècle, lorsque Chen Xin (1849-1929), lettré de la famille Chen, rédige le premier ouvrage doctrinal sur la discipline[2]. C'est à ce moment que la pratique est rattachée au modèle du yin et du yang.

La discipline s'est développée sous l'influence conjointe de la pensée taoïste, de la pensée confucéenne et des théories de la médecine traditionnelle chinoise[1]. La transmission s'opère traditionnellement par filiation clanique ou par le modèle maître-disciple.

Les principes de la pratique

Trois principes techniques structurent l'exécution, quel que soit le style pratiqué.

Le relâchement, ou song. Le pratiquant cherche à éliminer les tensions musculaires superflues tout en maintenant la structure du corps. Ce relâchement actif distingue le tai chi d'une simple détente passive.

L'enracinement. Le poids est constamment transféré d'une jambe à l'autre, avec un centre de gravité bas et un appui conscient au sol. Ce travail postural explique une large part des effets observés sur l'équilibre.

La continuité et la lenteur. L'enchaînement se déroule sans rupture, chaque mouvement naissant du précédent. Cette lenteur impose un contrôle proprioceptif permanent et une coordination fine entre geste et respiration.

Le travail de l'énergie interne, appelée qi, constitue le fil conducteur de ces trois principes[2]. Cette notion se retrouve dans d'autres disciplines chinoises, notamment le qi gong, avec lequel le tai chi partage un socle théorique commun.

Les bienfaits documentés par la recherche

Le tai chi fait l'objet d'une littérature scientifique abondante : plus de 500 études et 120 revues systématiques ont été publiées sur cette pratique[5].

La prévention des chutes

C'est le domaine où les données sont les plus solides. L'expertise collective de l'Inserm chiffre à 29 % la réduction du nombre de chutes chez les personnes âgées pratiquant régulièrement[4].

Les revues systématiques associent cette baisse à une amélioration mesurable de l'équilibre statique et dynamique[5]. Des travaux universitaires français ont spécifiquement documenté cet effet sur l'équilibre des personnes âgées dans une visée de prévention du risque de chute[6].

Les autres effets étayés

Au-delà des chutes, les bienfaits les mieux documentés concernent l'arthrose, la maladie de Parkinson, la réadaptation en cas de bronchopneumopathie chronique obstructive, ainsi que l'amélioration de la capacité cognitive, de l'équilibre et de la capacité aérobique[5].

Sur le plan mécanique, le tai chi constitue une activité physique d'intensité modérée qui entretient la force musculaire, la souplesse articulaire et le sens de l'équilibre[11]. Son caractère non traumatisant le rend accessible à des publics fragiles.

Les bénéfices observés sur l'arthrose tiennent à la mobilisation douce et répétée des articulations, sans impact ni charge excessive[10]. Ces effets relèvent de l'accompagnement du bien-être et ne remplacent en aucun cas un traitement médical.

Comment se déroule une séance de tai chi

Une séance suit généralement une progression en trois temps.

Elle débute par des exercices préparatoires alternant travail corporel, avec étirements, assouplissements et renforcement musculaire, et travail énergétique destiné à l'éveil et à la circulation de l'énergie. Ces exercices installent les principes de base qui régissent ensuite la pratique.

Le corps de la séance est consacré à l'apprentissage de l'enchaînement, appelé forme, geste par geste. Selon le niveau des pratiquants, le groupe peut être scindé en plusieurs ateliers travaillant chacun la portion de l'enchaînement correspondant à son avancement.

La séance se termine par un retour au calme. L'apprentissage d'une forme complète s'étale sur plusieurs années, ce qui distingue nettement le tai chi des pratiques corporelles à assimilation rapide.

En France, l'encadrement de la discipline s'organise autour de la Fédération des arts énergétiques et martiaux chinois, qui délivre les diplômes d'enseignant et structure le réseau associatif.

Se former aux disciplines énergétiques avec Koréva Formation

Le tai chi chuan s'apprend par la pratique régulière en groupe, sous la conduite d'un enseignant, la précision posturale ne pouvant s'acquérir sans correction directe. Cette exigence n'empêche pas de construire en parallèle un socle théorique et professionnel dans le champ des approches corporelles et énergétiques.

Koréva Formation propose plusieurs cursus à distance dans ce domaine. Le stage d'apprentissage des techniques énergétiques par l'auto-massage do-in, d'une durée de deux jours en présentiel, aborde la circulation de l'énergie selon les principes de la médecine traditionnelle chinoise, un cadre théorique partagé avec le tai chi.

La formation pour enseigner le yoga, qui inclut deux stages présentiels, s'adresse aux personnes souhaitant transmettre une discipline corporelle fondée sur la respiration et la posture. Le yoga thérapeutique prolonge cette approche vers l'accompagnement de publics spécifiques.

Pour la dimension de gestion du stress et de conscience corporelle, la formation exercer une activité de sophrologie, avec stage présentiel inclus, mobilise des techniques respiratoires et de relaxation dynamique proches de l'esprit du tai chi.

Les personnes attirées par les approches globales du corps et de l'énergie peuvent également s'orienter vers le métier de thérapeute énergétique ou explorer l'ensemble des formations bien-être à distance du catalogue. Le stage yoga corps et ancrage travaille par ailleurs cette notion d'enracinement centrale dans la pratique du tai chi.

Points clés à retenir

  • Le tai chi chuan est un art martial chinois interne né au milieu du XVIIe siècle dans le Henan, inscrit au patrimoine culturel immatériel de l'humanité en décembre 2020.
  • Quatre grandes familles structurent la discipline : Chen, Yang, Wu et Sun, le style Yang étant le plus répandu.
  • La pratique repose sur trois principes : le relâchement actif, l'enracinement et la continuité lente du mouvement.
  • L'expertise collective de l'Inserm établit une réduction de 29 % des chutes chez les personnes âgées pratiquantes.
  • L'apprentissage d'une forme complète demande plusieurs années de pratique encadrée.

Conclusion

Le tai chi chuan occupe une position singulière entre art martial, discipline de santé et héritage culturel, avec un socle de preuves scientifiques solide sur l'équilibre et la prévention des chutes. Sa lenteur apparente masque une exigence technique réelle, qui explique la durée de l'apprentissage et l'importance d'un encadrement compétent.

Pour les personnes souhaitant faire de l'accompagnement corporel et énergétique une activité professionnelle, Koréva Formation propose des cursus à distance complémentaires, du do-in à la sophrologie, tous assortis de mises en pratique en présentiel.

FAQs

Quelle différence entre le tai chi et le qi gong ? Le tai chi chuan est un art martial interne fondé sur un enchaînement codifié de mouvements issus de techniques de combat. Le qi gong regroupe des exercices énergétiques plus courts et plus simples, sans dimension martiale. Les deux disciplines partagent le même socle théorique issu de la médecine traditionnelle chinoise.

Quels sont les bienfaits prouvés du tai chi ? L'expertise collective de l'Inserm établit une réduction de 29 % des chutes chez les personnes âgées pratiquant régulièrement le tai chi. Les données scientifiques étayent aussi des bénéfices sur l'arthrose, la maladie de Parkinson, la réadaptation respiratoire, l'équilibre et la capacité cognitive.

Combien de temps faut-il pour apprendre le tai chi ? L'apprentissage d'une forme complète s'étale sur plusieurs années de pratique régulière encadrée. Les premiers mouvements s'acquièrent en quelques semaines, mais la justesse posturale et la fluidité de l'enchaînement demandent une correction directe par un enseignant sur le long terme.

Le tai chi convient-il aux personnes âgées ou fragiles ? Oui. Le tai chi est une activité physique d'intensité modérée, sans impact ni charge excessive sur les articulations, ce qui le rend accessible aux publics fragiles. C'est précisément chez les personnes âgées que ses effets sur l'équilibre et la prévention des chutes sont les mieux démontrés.

Quelles formations existent dans les disciplines corporelles et énergétiques ? Koréva Formation propose plusieurs cursus à distance dans ce champ, notamment un stage de techniques énergétiques par l'auto-massage do-in de deux jours, une formation pour enseigner le yoga incluant deux stages présentiels, et une formation pour exercer une activité de sophrologie avec un stage présentiel inclus.

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