Près de 68 % des Français consomment une tisane de plantes au moins une fois par semaine, et les ventes en herboristerie ont bondi de 18 % sur une année récente[1].
Le métier d'herboriste en bref
L'herboriste est le spécialiste des plantes médicinales. De façon traditionnelle, il cultive, récolte, sèche et conserve les végétaux, puis conseille sa clientèle sur les remèdes naturels adaptés à des maux courants comme les troubles digestifs ou du sommeil[2].
Son activité mêle production artisanale et relation d'aide. La transformation des plantes en tisanes, macérats ou poudres côtoie un travail de conseil personnalisé au comptoir, qui suppose une solide culture botanique.
Un cadre légal singulier en France
Le métier d'herboriste occupe une place à part dans le paysage français. Le diplôme d'herboriste, créé en 1803, a été supprimé le 11 septembre 1941 sous le régime de Vichy, afin de renforcer le monopole pharmaceutique sur la vente des plantes[3].
Depuis, aucun diplôme d'État d'herboriste n'a été recréé. Une ordonnance de 1945 a permis aux derniers titulaires du diplôme d'exercer jusqu'à la fin de leur vie, mais la vente des plantes médicinales inscrites à la pharmacopée reste en principe réservée aux pharmaciens[3]. Une liste de plantes libérées du monopole peut toutefois être vendue en dehors des officines.
En pratique, celui qui exerce aujourd'hui autour des plantes ne peut ni poser de diagnostic médical, ni prescrire de traitement. Il se limite au conseil et à la vente de plantes autorisées, sans allégation thérapeutique[4]. Cette frontière rejoint celle d'autres accompagnements comme la pratique des médecines douces.
Les missions au quotidien
La production et la transformation
La dimension artisanale occupe une place centrale : culture, cueillette raisonnée, séchage et transformation des végétaux thérapeutiques[2]. L'herboriste sélectionne les plantes selon leurs principes actifs, veille aux conditions de conservation et compose des mélanges de tisanes.
Le conseil et la vente
Au comptoir, l'herboriste anime un rayon spécialisé et oriente la clientèle vers des produits en vente libre : tisanes, compléments alimentaires, huiles essentielles[2]. Le conseil s'appuie sur l'écoute de la demande et le respect strict du cadre réglementaire, sans jamais se substituer à un avis médical.
La gestion de l'activité
La plupart des professionnels exercent en indépendant, souvent sous statut d'entreprise individuelle ou de société. La gestion des stocks, la traçabilité des plantes et la conformité des produits aux règles sur les compléments alimentaires font partie du quotidien[4].
Un marché des plantes en pleine expansion
L'engouement pour les soins naturels porte la filière. Le marché français de la santé naturelle a progressé d'environ 12 % sur une année récente, pour approcher 2,9 milliards d'euros[1]. Les ventes en herboristerie ont atteint un niveau record, en hausse de 18 % sur un an[1].
La production suit la même dynamique : les surfaces dédiées aux plantes à parfum, aromatiques et médicinales ont augmenté de plus de 32 % en cinq ans, dépassant 67 000 hectares[1]. Cette croissance ouvre des opportunités, à condition de proposer une offre différenciante et rigoureuse.
Salaire et revenus autour de l'herboristerie
Les revenus varient fortement selon le statut. Un conseiller salarié en herboristerie perçoit en moyenne environ 3 190 euros brut par mois[5]. En indépendant, un praticien débutant se situe souvent entre 1 200 et 2 000 euros mensuels, un profil confirmé entre 2 000 et 3 000 euros[6].
| Profil | Revenu mensuel indicatif (brut) |
|---|---|
| Conseiller salarié | environ 3 190 euros |
| Indépendant débutant | 1 200 à 2 000 euros |
| Indépendant confirmé | 2 000 à 3 000 euros |
L'ouverture d'un point de vente demande un investissement variable : de 3 000 à 5 000 euros pour une activité de conseil, de 15 000 à 30 000 euros pour une production avec transformation[6]. L'expertise acquise ouvre aussi sur la formation, le conseil auprès de laboratoires ou le développement de gammes de produits naturels.
Se former autour des plantes et du bien-être
Faute de diplôme d'État, aucune formation officielle qualifiante d'herboriste n'existe aujourd'hui, alors même que la demande est forte[3]. Les personnes attirées par les plantes s'orientent donc vers des disciplines connexes au bien-être, qui permettent d'accompagner une clientèle dans un cadre légal clair.
Les disciplines de référence
La naturopathie intègre l'usage des plantes dans une approche globale de l'hygiène de vie, tandis que l'aromathérapie se concentre sur les huiles essentielles. Ces approches, encadrées par le conseil et non par la prescription, constituent une porte d'entrée cohérente vers les métiers du bien-être par les plantes. Un article dédié détaille le champ d'action du naturopathe.
La formation à distance avec Koréva Formation
Koréva Formation propose une formation complète de naturopathe à distance qui aborde l'hygiène de vie, la phytothérapie et les compléments alimentaires, autant de savoirs utiles pour conseiller autour des plantes. Les personnes souhaitant découvrir la discipline peuvent débuter par une initiation à la naturopathie de niveau 1.
La formation à distance permet d'avancer à son rythme, un atout pour les personnes en reconversion. Les modalités du métier de naturopathe et de l'aromathérapeute précisent les débouchés concrets de ces parcours, complémentaires d'une passion pour les plantes.
Points clés à retenir
- Le diplôme d'herboriste, créé en 1803, a été supprimé en 1941 et n'a jamais été recréé.
- La vente des plantes médicinales de la pharmacopée reste réservée aux pharmaciens, hors liste libérée.
- L'herboriste conseille et vend des plantes autorisées, sans diagnostic ni allégation thérapeutique.
- Le marché de la santé naturelle s'élève à 2,9 milliards d'euros, porté par la demande de soins naturels.
- En l'absence de diplôme officiel, la naturopathie et l'aromathérapie offrent un cadre de formation cohérent.
Conclusion
Le métier d'herboriste conjugue un savoir botanique ancestral et un engouement contemporain pour les plantes, dans un cadre légal qui impose la rigueur et la prudence. Sans diplôme d'État, la voie la plus solide passe par des disciplines reconnues comme la naturopathie et l'aromathérapie. Une formation de naturopathe à distance avec Koréva Formation constitue une base sérieuse pour accompagner une clientèle autour du bien-être par les plantes.
FAQs
Existe-t-il un diplôme d'herboriste en France ? Non. Le diplôme d'herboriste, créé en 1803, a été supprimé en 1941 et n'a jamais été rétabli. Aucune formation officielle qualifiante d'herboriste n'existe aujourd'hui, ce qui pousse les candidats à se tourner vers des disciplines connexes comme la naturopathie ou l'aromathérapie.
Un herboriste peut-il vendre toutes les plantes médicinales ? Non. La vente des plantes médicinales inscrites à la pharmacopée reste en principe réservée aux pharmaciens. Seule une liste de plantes libérées du monopole peut être vendue librement. Le professionnel doit se limiter au conseil, sans diagnostic ni allégation thérapeutique.
Combien gagne un professionnel de l'herboristerie ? Un conseiller salarié perçoit en moyenne environ 3 190 euros brut par mois. En indépendant, un débutant se situe souvent entre 1 200 et 2 000 euros mensuels, un profil confirmé entre 2 000 et 3 000 euros, selon la clientèle et l'offre proposée.
Quelle formation suivre pour travailler avec les plantes ? En l'absence de diplôme d'herboriste, la naturopathie et l'aromathérapie constituent les voies les plus cohérentes. Koréva Formation propose une formation de naturopathe à distance qui aborde la phytothérapie et l'hygiène de vie, utile pour conseiller une clientèle autour des plantes.
Le marché de l'herboristerie est-il porteur ? Oui. Le marché de la santé naturelle approche 2,9 milliards d'euros et les ventes en herboristerie ont atteint des niveaux records. Les surfaces cultivées en plantes médicinales ont progressé de plus de 32 % en cinq ans, signe d'une filière en pleine expansion.

